Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, André Gide, Marcel Proust, Jean Cocteau, Louis Aragon, Maurice Ravel, tout ces noms vous les connaissez, oui, plus ou moins.
Grands écrivains, fabuleux musiciens, immenses poètes, politiques, cinéastes, ils ont très fortement marqués leur époques, et sans nul doute tout les siècles à venir.
Voulez vous savoir ce qui relie toute ces personnes ?
Deux choses: leur talent époustouflant, leur génie en somme, et, aussi, pour toutes les personnes citées ici ( et d'autre qui ne me reviennent pas à l'esprit ), leur homosexualité. Car oui, ces immortels là, étaient gays. Pourquoi dire ça ? Et bien pour tordre le cou à tout ceux qui pensent que les homos sont inférieurs. Eux étaient et sont en effet, tout ce qu'il peut y avoir de supérieur dans le faible et petit esprit humain.
--- La vie d'un homosexuel à ces époques, était plus difficile que la plus difficile des vies. Devoir cacher ce que nous sommes ne peut que nous ronger, nous nécroser, pour finir par, après bien des souffrances et du malheur, nous tuer.
Se forcer à vivre avec une femme. Se forcer à se marier avec une femme. Se forcer à faire l'amour avec une femme. Se forcer à avoir des enfants avec une femme. Se forcer à feindre quelque bonheur que ce soit dans cette vie. Vous ne pouvez, comme je ne peut que très difficilement, vous imaginer à quel point tout ceci est horrible.
Une vie. Une vie entière à faire croire, à laisser paraitre quelque chose qui n'est pas. Tout cela pour vivre, car oui plus qu'un déshonneur, plus que des violences, plus que tout autre chose, c'est la mort qui attendait les homosexuels de bien des époques. De la notre, du 21ème siècle ( !! ) encore aussi, parfois.---
Tout ces grands noms de l'Histoire, de l'Art sous toute ses formes, doivent vous montrer de la manière la plus nette qu'il soit, que l'homosexualité n'est pas un vice, une dépravation, une maladie. Tout cela n'est que peur de la différence, jusqu'aux dieux que l'on invoquent sans cesse pour éloigner cette chose affreuse et presque innommable qu'est l'homosexualité.
Car si l'homosexualité était néfaste au corps, à l'esprit, ou à quoi que ce soit. Si Oh tout les grands Dieux de l'univers étaient contres cela. Alors je crois que l'homosexualité ne serait pas. Et plus encore je pense que toutes ces personnes douées de génie n'auraient pas reçu leurs dons et leurs talents.
Au contraire ces personnes se sont démarquées. Et pourquoi ? Pour je le pense, bien des raisons. Mais l'une d'entre elles, c'est leur différence. Se sentir différent. Aimer différemment. Penser différemment. Tout cela ne peut que favoriser une évolution différente. Pas pour tous bien sur, mais au moins pour eux. Celui qui vois le monde d'une manière unique, ou peu commune, à bien des chances de traiter dans son art, des choses toute aussi rares que sa vision. Aussi s'il ne faut pas être homosexuel pour se démarquer, je pense que l'homosexualité est à elle seule une démarcation, involontaire et naturelle si elle vient sans que nul ne l'ai favorisée, qui ne peut donc que favoriser une évolution différente, donc remarquée.
Mais bien sur l'homosexualité n'est pas la seule façon de voir le monde différemment.
En fait je le crois, dix mille facteurs au bas mot, interviennent dans l'évolution. Je pense très honnêtement que tout est une question de gênes, d'éducation, de conditions, et de hasard.
Si l'on ne nait pas dans une famille similaire, l'éducation donnée est souvent la même, car conforme à la morale en place. Les gênes eux, interviennent à un niveau que je n'oserai soupçonner, mais je pense que si ils peuvent donner un avantage quelconque ou attarder d'une débilité qu'importe, aucun de ces ravages là n'égalent les ravagent éventuels de l'éducation. Quand aux conditions, je trouve qu'elles sont assez issue du hasard lui même. Naitre ici ou là, à telle époque, dans tel contexte, tout cela n'est que pure chance, ou malchance.
Enfin pourtant intervient un dernier point.
Après avoir reçu une base, prédéfinie génétiquement, après avoir reçu d'autre bases, capitales, par l'éducation donnée, après avoir erré sans même avoir conscience de sa vie pendant plusieurs années...
Quelques uns s'éveillent, un peut je le crois.
Ouvrant un oeil, ils ne peuvent, ces très rares, que contempler, impuissant, ce qui a déjà été fait, sans qu'on les consultes. Il n'est alors pas facile de tout recommencer. Même impossible. Car détruire serait devenir fou. Il faut, brillamment, patiemment, créer avant de remplacer, et se construire soi-même.
Se construire soi-même... C'est rarissime !
Oh car oui, je ris d'avance au nez que ce que je crois déjà entendre de vous. On est enfant, sans choix, sans possibilité. Vient l'adolescence et sa fameuse crise, viennent les rebellions inutiles et épuisantes d'un esprit en phase transitoire. Puis l'aube de l'âge adulte, et l'indépendance.
Je ris, oh oui.
Qui peut honnêtement se croire indépendant de quoi que ce soit quand on pense qu'il n'est que par d'autres et que sans ces autres il n'y aurait pas même d'aujourd'hui ?! Personne ! Foutaises, âneries grotesques !
Les humains sont faibles car ils ne savent pas prendre de décisions. Apeurés qu'ils sont ces pauvres petites choses de perdre ce qu'ils pensent posséder. Et corrompus également par le désir de posséder toujours plus.
Il serait facile de vivre pleinement en acceptant que l'on a grâce à, que l'on vit grâce à. Mais non. Vous voulez garder votre condition humaine tout en reniant avec ingratitude ceux qui vous ont fait.
Renier ses origines c'est renier son humanité. Personne ne le fait avec plein conscience de ce que cela représente réellement. Pourtant si l'on veut se détacher des autres, des ancêtres à qui l'on doit tout, il faut rompre les liens, tout les liens qui nous unissent à la chose en question.
J'ai accomplit ce terrible, au combien affreux à vos yeux sacrifice. Mais je n'en écrirait pas plus. C'est un contrat que l'on signe avec soi-même, une réflexion intérieure qui demande un éveil de l'esprit poussé. Laisser choir, intentionnellement, la deuxième chose qui vous est donnée, juste après la vie même, est un sacrifice en soi. Un acte psychique assez profond pour qu'on vous considère comme irrévocablement fou. Le suis-je ? Peut être. Mais je n'ai jamais aussi bien vu le monde que sans l'écran filtrant de l'humanité et de sa manière "normale", "logique", et "sensée" de penser.
Tout cela pour en conclure sur le thème principal.
Il est presque impossible, et j'ai peur d'avouer à moi même l'impossibilité en fait totale, que vous puissiez avoir assez de détachement et que vous puissiez assez relativiser pour que vous remettiez en cause tout votre raisonnement. Pourtant c'est la clef à la compréhension de plusieurs énigmes qui n'en sont pas. L'on considère comme acquit tout ce qui a été apprit avant une certaine maturité psychique. En oubliant totalement que ce qui nous parait aujourd'hui logique à été à une époque totalement inconnu. Cependant notre jeune esprit encore tendre n'avait pas dressé tout ces murs d'impossibilité qu'il se plait aujourd'hui tant à élever à chaque instant de la vie. Et grâce à ce détachement, grâce à cette insouciance, l'esprit à pu apprendre dans choses nouvelles et les placer tout de suite à la profondeur de piliers. Se remettre en cause, c'est abattre ces anciens murs. Revenir à l'origine de la pensée, et accepter le nouveau sans aprioris. C'est à cette seule et unique condition que l'esprit peut réellement assimiler de nouvelles choses sans immédiatement séparer ce qui rentre entre le "bon" et le "mauvais", le "normal" et "l'anormal".
Je terminerai par une réflexion que je me suis faite à moi même, cela fait une année à peu prêt:
Certaines personnes, qui se pensent probablement meilleures que le reste du monde, ont le culot sans frontières de qualifier certains actes, certaines pensées, voir personnes, de "contre-nature". A ceux là précisément, je leur réponds ces mots: " Être contre-nature, c'est exactement aller contre la nature. La nature c'est l'origine, la base, le fondement. C'est ce qui est murmuré au vivant comme un instinct, comme une façon de faire, ou de penser, qui serait aussi ancienne que tout. Il n'y a donc, je pense, rien que l'on puisse considérer comme contre-nature du moment qu'il ne nuit pas d'une façon extrêmement directe à la nature elle même. Aussi quand au sujet de l'homosexualité puisqu'on en parle à l'instant, que deux humains de même sexe s'aiment, amoureusement, ou bien même charnellement, ne peut, j'en suis intimement convaincu, déplaire de quelque manière à la divine créatrice puisque c'est elle même qui les a fait avoir cette inclination pour eux même. Alors si par quelques haines que ce soit d'autres se font juges et condamnes leurs semblables pour leur nature, ils se rendent coupables de contre-nature par le fait que ce qui est naturel est de laisser les choses se faire comme elles se font et de ne pas outrepasser ses fonctions d'Homme. Aussi si leur fonction est d'être et de se reproduire en suivant le schéma mâle/femelle, alors qu'ils aillent tout de suite à leur besogne et qu'ils laissent vivre ceux qui, non par choix mais par nature également, on à faire les mêmes choses de l'amour mais entre gens du même sexe. "
Antoine Cortes