Refus







REFUSER: l'unique liberté





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# Posté le mardi 03 novembre 2009 13:31

Renaissance

Je veux m'endormir et ne plus jamais me réveiller,
Entrer dans un monde dont je suis le seul à avoir la clef,
Qu'on me recherche et qu'on me traque,
Qu'on me malmène et qu'on me frappe,
Je fuis,

Partir loin d'ici pour un monde que je sais mien,
Espaces inconnus qui m'appellent depuis le lointain,
Désir d'ailleurs et de joie,
Désir de différent et de mieux,
Je part,

Je ferme les yeux et je m'envole d'un bond béni,
Transporté par une force qui m'aspire vers la vie,
Sourire grand et beau,
Sourire franc et vrai,
Je voyage,

Un air mélodieux rythme un esprit léger comme le vent,
Souffle céleste d'un havre de paix qui me désire et m'attend,
Harmonie du corps,
Harmonie de l'âme,
J'arrive,

Si loin de vous,
Si près de moi, l'arrivée,
Oublier les visages et les noms,
Les règles et les lois,
Tout abandonner, ne rien emporter,
Finit les chaînes, finit les devoirs,
Je naît, vivant, réel, et libre.


Antoine Cortes
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 14:09

Questions d'avenir, promesses intérieures

Que sera ma vie ?

Voilà une question profonde que je me suis toujours posée. Mais jamais avec autant d'insistance qu'en ces temps. Avant, j'ai toujours réussi à y répondre, même partiellement, et cela me rassurai. Oh oui. Mais aujourd'hui tout change et demain semble si différent que toutes ces anciennes prévisions d'avenir sont caduques.

Comme j'ai pu le mentionner dans mon texte précédent, je n'ai désormais que faire des avis que l'on peut avoir sur moi, sur mes actions, mes pensées, mes avis ou ma vision du monde. De cela j'en suis certain et mon esprit est assez mur pour sentir cette vérité comme profonde et pérenne. Oui, cependant mes diplômes, mon métier, ces choses là, je ne puis les garantir car je vis dans une époque très fière n'acceptant guère l'idée même de l'existence d'autodidactes.
Voilà bien un épineux problème. Être reconnu par mes soi-disant pairs, qu'importe ! Malheureusement à côté de ça, sans une reconnaissance assez forte, comment pourrai-je vivre autrement que dans la mendicité, sans ressources, ou plutôt avec un don formidable, un talent frustré par son enfermement dans un monde social qui ne lui permet pas d'aller au travers des choses et des vies, venir voir le monde et l'écrire, l'écrire par envie mais surtout par besoin.
Si je pouvais vivre de cette capacité que je sens en moi. Et par vivre j'entends là douloureusement gagner de l'argent, puisque une fois encore, ce monde en rapport avec les autres n'est pas véritablement le mien mais je dois le subir chaque jour de ma vie et parfois pour certains points, je dois me « plier ». Mais je n'ai guère de certitudes là dessus. Où j'ai même bien peur de connaître la réponse que je sais difficile. La vérité est difficile parfois à accepter. Mais puisqu'elle est et que la penser autrement serait se mentir, alors je l'accepte et la regarde en face. Je ne puis très probablement pas vivre de mon art. Du moins pas de la manière dont vous avez corrompu ce verbe.

Mais alors que faire ?

Exprimer un talent muet capable de tout en moi et de si peut à l'extérieur car personne n'est là pour entendre le silence ? Ou bien replonger, recommencer cette éternelle apnée qui me fais souffrir depuis si longtemps, et pour finalement quoi ? Une reconnaissance, si petite qu'elle soit, qu'il m'aura fallut tant de temps et d'énergie à acquérir et qui, face cachée, est si mortelle, si futile et éphémère. Puis je vraiment en sachant cela me lancer dans une quête de savoir aux yeux des autres, de mérites aux yeux des autres ? Dois-je donc sans rien dire, et pire même, en sachant cela, gâcher les plus belles années de mon esprit jeune et vif à essayer d'amasser ce qui n'est que vent et que le temps érode comme même il peut réduire à rien et le tas de sable, et la montagne haute.
Oserai-je seulement me lever tout les matins et continuer ce que je fais si, encore une fois en connaissance de toutes ces vérités, je courbe ainsi l'échine et me laisse guider par des aïeux que je sais bien pas plus aptes à m'éduquer à la vie que moi de leur donner des conseils d'existence ?

Douloureuses questions en mon esprit troublé.

Je suis capable de tout abandonner. Pour ne plus rien avoir à perdre, pour ne plus avoir peur.
Mais est-ce que mon art pourra vraiment s'exprimer si je perds toutes ces choses ?
Il sera plus libre, bien plus libre comme le veut son essence même, oui, mais si ils sont déjà peu à écouter un fou, combien seront-ils à écouter un pauvre fou ?
Je maudit ce temps qui fait des artistes des mendiants. Et qui les fait demeurer comme depuis toujours des incompris. Certains s'impressionnent de les voir, d'autre en ris, beaucoup les ignorent, ne sachant pas même qu'ils vivent. Je refuse de croire que l'art n'est que par les autres. Si je n'avais pas de lecteurs, je ne serai peut être encore un écrivain que pour moi et moi seul, mais par et grâce à moi avant tout. S'il n'y avait plus d'auteurs par contre, les lecteurs ne seraient plus du tout. Alors si une partie de nous est liée à eux, ils le sont en totalité à nous. Et par ce fait ne mériterions nous pas un respect absolu ?


J'ai encore au moins une peur: celle de mon avenir. Car la peur naît de l'inconnu et mon futur m'est totalement obscur. Je ne puis me rassurer qu'en me disant une chose, et c'est celle qui consiste à penser que le futur reste futur mais que son potentiel en manière de temps diminue de jour en jour. Ainsi l'inconnu régresse et la peur doucement, s'évanouit pour un jour ne devenir qu'un détail insignifiant.


Je puis et désire profondément vivre sans nulle autre présence que la mienne et celle de la Nature. Cela est la vie, la véritable et personnelle existence. Celle qui a été murmurée à l'oreille de ce qui est, à l'aube des temps, et qui à depuis, si souvent, été oubliée, transformée, avilie. Je n'ai, je le pense, rien à craindre des autres, car je ne vis à leurs yeux que par les actions qui leur sont visibles. Mon monde alors, leur est invisible car mes actions et mes pensées leurs paraissent futiles, ou ne leurs apparaissent tout simplement pas. Alors pourquoi trembler à l'idée de mourir ou d'être oublié par des personnes ne pouvant pas même me voir ? Si je m'abaissai à ce niveau, j'aurai bien terrain propice à avoir honte de moi et ce pour bien longtemps.
Aussi donc, pour ne jamais avoir à me regarder avec ce dégoût dont l'idée seule m'affecte en profondeur, je me fais ici, en ce jour, en ce papier, la promesse qui toujours sera respectée dans mon intérêt, de ne jamais chercher à tout prix d'être reconnu, aimer, idolâtré, et ce par qui que ce soit, animaux, humains, au autre que sais-je de l'existence de ce est et que pourtant, je ne puis pas voir, par incapacité, ou par faiblesse. Ainsi en ce monde et en tout monde, jamais je ne porterai mes actions à un but autre que purement personnel et ne visant que mon évolution stricte et à mes yeux seuls. Je réitère également mon engagement précédemment prit de ne jamais user de mes capacités, de mes dons et de mes forces, ou bien même de mes faiblesses, de mes failles et de mon statut, pour donc sembler meilleur et ce en tout points, physique, moral, psychique, idéologique, vertueux, à des personnes extérieurs à mon monde, celui ci se restreignant à ma personne, à la Nature qui me tient en vie et m'a offert mes capacités, à mon esprit qui me tient éveillé, et à mon corps qui me permet de donner du sens à mes pensées. Moi Antoine Cortes, être vivant saint de corps et d'esprit, en brûlant tout les voiles qui ont été placés au fur et à mesure de ma vie devant mes yeux, j'ai vu la vérité pure et dénuée de tout intérêt à l'humain, m'apparaître. Aussi par cette force qui est désormais mienne, je ne puis voir le monde comme je l'ai toujours vu, ou du moins, comme l'Homme me le laissait voir. Cette force s'ajoute à tout ce qui me fait moi, à tout ce qui me rends en tout points unique en mon genre, et en tout les genres, en ce est, paraît être, et ce d'une manière visible, invisible, désirée ou cachée. Je ne suis sans doute qu'une improbable suite de hasards, de spécificités, et de détails. Mais cette suite algébrique est la seule à être ainsi composée de cette manière. Aussi si ma base, ou si quelque chose d'ajouté à celle ci, peut, être similaire à d'autres, ce sont tout ces ajouts, qui se manifestent par ce que je pense, par ce que je dis, par mes envies et mes goûts, par ce que j'écris et ce que je fais, par mes choix, mes idées, mes gains et mes pertes, qui me rendent unique en cette terre et en toutes les terres que j'explore par mes yeux et par mon esprit.
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# Posté le jeudi 08 octobre 2009 07:46

Seul, je rêve. Parmi vous, je souffre.

Ma vie ne fut longtemps que d'espérance et de désir de lendemains meilleurs. J'ai depuis peu brisé cette entrave, et j'en retire de ma chair mutilée chaque jour de menus morceaux, me libérant lentement des emprises mortelles de toutes mes feues espérances.

J'ai comprit que je n'étais qu'insolense, vantardise et combat.
J'ai fait mourir jusque ce qui me tenais jusqu'alors en vie. Mon désir de reconnaissance, de gloire, d'enseigner même ce que j'ai pu et ce que j'aurai pu apprendre. Peu à peu je comprends que tout cela n'est que l'extrême futilité d'un esprit trop fier pour être sans désirer plus que la simple et suffisante vie même.
Ce que je fais, je le fais désormais pour moi, et moi seul. Désireux de ne rien faire dans l'unique but de satisfaire un autre que moi. De faire grandir un autre esprit que le mien, en rentrant dans une philanthropie maladive qui est l'apathie de l'âme. Nous ne sommes pas remerciés pour le bien que l'on peut faire. Et il est dans le bonheur des autres, que trop pour moi d'occasions pour eux de jouir de cet état supérieur et de m'utiliser pour ne pas le perdre. Ainsi en aimant l'Homme je ne serait que pantin sans volonté et à ses ordres, incapable de penser ou d'avoir un avis, dans l'impossibilité de faire autre chose que les actes ordonnés et servant mes maîtres humains. De cette vie là, je n'en voudrai pas, même pour tout ce qu'il y a entre ciel et terre.

Je suis le seul et l'unique maître de ma vie. J'ai le pouvoir de refuser les choses dont je ne veut pas, de laisser choir ce qu'on m'offre, et de me complaire, comme Jean-Jacques, dans l'oisiveté mère de la rêverie et garante de l'humilité propice à la vertu.

Je m'efforce de ne rien faire pour ou contre tout ou un, et de n'agir et penser que pour moi. Solitaire, autodidacte, je puis devenir sans l'autre. Je ne suis pas fier en disant cela. Non. Celui qui pense que je le suis l'est. Car il faudra bien plus de fierté pour se révolter contre le fait que je n'ai besoin de personne pour être moi, qu'il m'en faut pour énoncer cette pure et simple vérité qui ne nuit à personne puisqu'elle est détachée de tout et ne s'applique qu'à moi seul.

Je m'émerveille devant la Nature mais je n'ai jamais pu comprendre pourquoi une si grande et si belle entité a ainsi fait évoluer des animaux en de si horribles choses. Et ne peut effleurer, sans devenir fou, que l'idée seule que si elle a fait l'humain c'est pour que parmi eux naissent des personnes qui n'en soient pas, et qui puissent se forger malgré tout et tous pour voir leurs esprits êtres plus résistants même que tout les métaux et alliage de la Terre.


Alors oui, c'est vraiment finit. Plus de rêves de gloire, de devenir. En oubliant les Hommes, je perd tout intérêt et envie d'être reconnu par eux. Pour finalement être trahit, et oublié, à quoi bon ? Je n'ai dès à présent plus besoin de prouver, et ce à qui que ce puisse être, et mes capacités, et ma bonté, et mon mérite. Je n'ai pas besoin de l'avis de quelqu'un, je me sait moi, et cela me suffit bien. Être soit, et s'efforcer de l'être une vie durant sans se laisser influencer par d'autres est un dur labeur qui occupera une partie de mon temps pendant un moment, avant de me devenir aisé et imperméable aux autres. Le reste de mon potentiel temporel sera bien agréablement et utilement à mes yeux et pour moi, utilisé a apprendre ce que j'aime apprendre, et bien d'autre choses même, à rêver, penser, à écrire. Je n'ai pas peur de voir mon imagination se tarir, et de cela j'en veux pour preuve que mon isolement n'a jamais pu faire autre chose que de me donner le calme, et l'inspiration. Loin des Hommes, de leurs tumultes, de leurs cris, de leurs noirceur infinie, je vivrai vraiment, pleinement.



Antoine Cortes
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# Posté le vendredi 02 octobre 2009 11:45

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 17:34

Ces grands là l'était

Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, André Gide, Marcel Proust, Jean Cocteau, Louis Aragon, Maurice Ravel, tout ces noms vous les connaissez, oui, plus ou moins.
Grands écrivains, fabuleux musiciens, immenses poètes, politiques
, cinéastes, ils ont très fortement marqués leur époques, et sans nul doute tout les siècles à venir.

Voulez
vous savoir ce qui relie toute ces personnes ?

Deux choses: leur talent époustouflant, leur génie en somme, e
t, aussi, pour toutes les personnes citées ici ( et d'autre qui ne me reviennent pas à l'esprit ), leur homosexualité. Car oui, ces immortels là, étaient gays. Pourquoi dire ça ? Et bien pour tordre le cou à tout ceux qui pensent que les homos sont inférieurs. Eux étaient et sont en effet, tout ce qu'il peut y avoir de supérieur dans le faible et petit esprit humain.


--- La vie d'un homosexuel à ces époques, était plus difficile que la p
lus difficile des vies. Devoir cacher ce que nous sommes ne peut que nous ronger, nous nécroser, pour finir par, après bien des souffrances et du malheur, nous tuer.
Se forcer à vivre avec une femme. Se forcer à se marie
r avec une femme. Se forcer à faire l'amour avec une femme. Se forcer à avoir des enfants avec une femme. Se forcer à feindre quelque bonheur que ce soit dans cette vie. Vous ne pouvez, comme je ne peut que très difficilement, vous imaginer à quel point tout ceci est horrible.
Une vie. Une vie entière à faire croire, à laisser pa
raitre quelque chose qui n'est pas. Tout cela pour vivre, car oui plus qu'un déshonneur, plus que des violences, plus que tout autre chose, c'est la mort qui attendait les homosexuels de bien des époques. De la notre, du 21ème siècle ( !! ) encore aussi, parfois.---


Tout ces grands noms de l'Histoire, de l'Art sous toute ses for
mes, doivent vous montrer de la manière la plus nette qu'il soit, que l'homosexualité n'est pas un vice, une dépravation, une maladie. Tout cela n'est que peur de la différence, jusqu'aux dieux que l'on invoquent sans cesse pour éloigner cette chose affreuse et presque innommable qu'est l'homosexualité.
Car si l'homosexualité éta
it néfaste au corps, à l'esprit, ou à quoi que ce soit. Si Oh tout les grands Dieux de l'univers étaient contres cela. Alors je crois que l'homosexualité ne serait pas. Et plus encore je pense que toutes ces personnes douées de génie n'auraient pas reçu leurs dons et leurs talents.
Au contraire ces personnes se sont démarquées. Et
pourquoi ? Pour je le pense, bien des raisons. Mais l'une d'entre elles, c'est leur différence. Se sentir différent. Aimer différemment. Penser différemment. Tout cela ne peut que favoriser une évolution différente. Pas pour tous bien sur, mais au moins pour eux. Celui qui vois le monde d'une manière unique, ou peu commune, à bien des chances de traiter dans son art, des choses toute aussi rares que sa vision. Aussi s'il ne faut pas être homosexuel pour se démarquer, je pense que l'homosexualité est à elle seule une démarcation, involontaire et naturelle si elle vient sans que nul ne l'ai favorisée, qui ne peut donc que favoriser une évolution différente, donc remarquée.

Mais bien sur l'homosexualité n'est pas la seule façon de voir le monde différemment.

En fait je le crois, dix mille facteurs au bas mot, interv
iennent dans l'évolution. Je pense très honnêtement que tout est une question de gênes, d'éducation, de conditions, et de hasard.
Si l'on ne nait pas dans une fami
lle similaire, l'éducation donnée est souvent la même, car conforme à la morale en place. Les gênes eux, interviennent à un niveau que je n'oserai soupçonner, mais je pense que si ils peuvent donner un avantage quelconque ou attarder d'une débilité qu'importe, aucun de ces ravages là n'égalent les ravagent éventuels de l'éducation. Quand aux conditions, je trouve qu'elles sont assez issue du hasard lui même. Naitre ici ou là, à telle époque, dans tel contexte, tout cela n'est que pure chance, ou malchance.

Enfin pourtant intervient un dernier point.

Après avoir reçu une base,
prédéfinie génétiquement, après avoir reçu d'autre bases, capitales, par l'éducation donnée, après avoir erré sans même avoir conscience de sa vie pendant plusieurs années...
Quelqu
es uns s'éveillent, un peut je le crois.
Ouvrant
un oeil, ils ne peuvent, ces très rares, que contempler, impuissant, ce qui a déjà été fait, sans qu'on les consultes. Il n'est alors pas facile de tout recommencer. Même impossible. Car détruire serait devenir fou. Il faut, brillamment, patiemment, créer avant de remplacer, et se construire soi-même.
Se construir
e soi-même... C'est rarissime !

Oh car oui, je ris d'avance au nez que ce que je crois déjà entendre de vous. On est enfant, sans choix, sans possibilité. Vient l'adolescen
ce et sa fameuse crise, viennent les rebellions inutiles et épuisantes d'un esprit en phase transitoire. Puis l'aube de l'âge adulte, et l'indépendance.
Je ris, oh
oui.
Qui peut honnêtement se
croire indépendant de quoi que ce soit quand on pense qu'il n'est que par d'autres et que sans ces autres il n'y aurait pas même d'aujourd'hui ?! Personne ! Foutaises, âneries grotesques !

Les humains sont faibles car ils ne savent pas prendre de décisions. Apeurés qu'ils sont ces pauvres petit
es choses de perdre ce qu'ils pensent posséder. Et corrompus également par le désir de posséder toujours plus.
Il serait facile de vivre pleinement en acceptant qu
e l'on a grâce à, que l'on vit grâce à. Mais non. Vous voulez garder votre condition humaine tout en reniant avec ingratitude ceux qui vous ont fait.

Renier ses o
rigines c'est renier son humanité. Personne ne le fait avec plein conscience de ce que cela représente réellement. Pourtant si l'on veut se détacher des autres, des ancêtres à qui l'on doit tout, il faut rompre les liens, tout les liens qui nous unissent à la chose en question.

J'ai acc
omplit ce terrible, au combien affreux à vos yeux sacrifice. Mais je n'en écrirait pas plus. C'est un contrat que l'on signe avec soi-même, une réflexion intérieure qui demande un éveil de l'esprit poussé. Laisser choir, intentionnellement, la deuxième chose qui vous est donnée, juste après la vie même, est un sacrifice en soi. Un acte psychique assez profond pour qu'on vous considère comme irrévocablement fou. Le suis-je ? Peut être. Mais je n'ai jamais aussi bien vu le monde que sans l'écran filtrant de l'humanité et de sa manière "normale", "logique", et "sensée" de penser.



Tout cela pour en conclure sur le thè
me principal.

Il est p
resque impossible, et j'ai peur d'avouer à moi même l'impossibilité en fait totale, que vous puissiez avoir assez de détachement et que vous puissiez assez relativiser pour que vous remettiez en cause tout votre raisonnement. Pourtant c'est la clef à la compréhension de plusieurs énigmes qui n'en sont pas. L'on considère comme acquit tout ce qui a été apprit avant une certaine maturité psychique. En oubliant totalement que ce qui nous parait aujourd'hui logique à été à une époque totalement inconnu. Cependant notre jeune esprit encore tendre n'avait pas dressé tout ces murs d'impossibilité qu'il se plait aujourd'hui tant à élever à chaque instant de la vie. Et grâce à ce détachement, grâce à cette insouciance, l'esprit à pu apprendre dans choses nouvelles et les placer tout de suite à la profondeur de piliers. Se remettre en cause, c'est abattre ces anciens murs. Revenir à l'origine de la pensée, et accepter le nouveau sans aprioris. C'est à cette seule et unique condition que l'esprit peut réellement assimiler de nouvelles choses sans immédiatement séparer ce qui rentre entre le "bon" et le "mauvais", le "normal" et "l'anormal".


Je terminerai par une réflexion que je me suis faite à moi même, cela fait une année à peu prêt:

Certaines personnes
, qui se pensent probablement meilleures que le reste du monde, ont le culot sans frontières de qualifier certains actes, certaines pensées, voir personnes, de "contre-nature". A ceux là précisément, je leur réponds ces mots: " Être contre-nature, c'est exactement aller contre la nature. La nature c'est l'origine, la base, le fondement. C'est ce qui est murmuré au vivant comme un instinct, comme une façon de faire, ou de penser, qui serait aussi ancienne que tout. Il n'y a donc, je pense, rien que l'on puisse considérer comme contre-nature du moment qu'il ne nuit pas d'une façon extrêmement directe à la nature elle même. Aussi quand au sujet de l'homosexualité puisqu'on en parle à l'instant, que deux humains de même sexe s'aiment, amoureusement, ou bien même charnellement, ne peut, j'en suis intimement convaincu, déplaire de quelque manière à la divine créatrice puisque c'est elle même qui les a fait avoir cette inclination pour eux même. Alors si par quelques haines que ce soit d'autres se font juges et condamnes leurs semblables pour leur nature, ils se rendent coupables de contre-nature par le fait que ce qui est naturel est de laisser les choses se faire comme elles se font et de ne pas outrepasser ses fonctions d'Homme. Aussi si leur fonction est d'être et de se reproduire en suivant le schéma mâle/femelle, alors qu'ils aillent tout de suite à leur besogne et qu'ils laissent vivre ceux qui, non par choix mais par nature également, on à faire les mêmes choses de l'amour mais entre gens du même sexe. "




Antoine Cortes

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 19:38